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Pourquoi les enfants ne sont pas automatiquement protégés après une plainte pour inceste


Aujourd’hui, la loi permet déjà au procureur de protéger un enfant dès le dépôt de plainte. Mais dans les faits, cette protection n’est pas automatique — et c’est là que tout se joue.


Ce que la justice peut déjà faire mais n’applique pas systématiquement

  • Interdiction d’approcher des mineurs

  • Interdiction d’exercer avec des enfants

  • Éloignement immédiat de la victime

  • Contrôle judiciaire avec suivi psychologique

  • Détention provisoire en cas de danger grave


Toutes ces mesures existent déjà dans le droit français.


Ce qui n’existe pas encore : l’automatisme

Aucune de ces protections n’est déclenchée automatiquement :

  • pas d’interdiction automatique d’approcher les mineurs,

  • pas de suspension automatique de l’autorité parentale,

  • pas d’éloignement automatique,

  • pas de suivi psy-éduc obligatoire,

  • pas de protocole systématique en cas de plainte pour inceste.


Tout dépend du procureur.   Et beaucoup choisissent de ne rien faire tant que “ce n’est pas clair”, même si la loi le permet.


Pourquoi le procureur n’agit pas systématiquement

  • Il doit “apprécier” la situation au cas par cas.

  • Il craint d’être instrumentalisé dans un conflit parental.

  • Il manque de moyens humains et de temps.

  • Il n’existe aucune obligation automatique dans la loi actuelle.


Le problème n’est pas l’absence de loi. Le problème est culturel et structurel : une justice qui hésite à protéger en amont, même quand elle en a le pouvoir.


Ce que demandent les associations et les professionnels

  • Un dispositif automatique de protection dès la plainte :

    • interdiction d’approcher tout mineur,

    • interdiction d’exercer avec des enfants,

    • éloignement immédiat,

    • suivi psy-éduc obligatoire.


Ce dispositif est réclamé par :

  • la CIIVISE,

  • les associations,

  • les professionnels de l’enfance,

  • des parlementaires engagés.


Conclusion

La loi permet déjà de protéger les enfants dès la plainte. Ce qui manque, ce n’est pas le droit : c’est l’automatisme, les moyens et la culture judiciaire. Tant que ces protections ne seront pas déclenchées systématiquement, des enfants resteront exposés alors que la justice pourrait agir immédiatement.

 
 
 

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