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Journée internationale des droits de l’enfant : L’association Les Petits Invincibles

Les Petits Invincibles appelle au rassemblement ce dimanche à Nice


La journée mondiale des droits de l'enfant est célèbré le 20 novembre chaque année depuis 1954. ©Image de Freepil


La jeune association niçoise organise une journée de rassemblement ce dimanche 19 novembre, place Masséna pour faire entendre sa colère et son désarroi face aux maltraitances quotidiennes subies par les enfants.

L’association Les Petits Invincibles invite chacun à se rassembler ce dimanche pour faire de la Journée internationale des droits de l’enfant, un moment qui a du sens. De 11h à 17h, l’association sera présente place Masséna, côté coulée verte, avec des séquences s’adressant aux adultes et aux enfants.

Au programme : café des parents, atelier prévention et sensibilisation, jeux de bulle, atelier peinture, perle, maquillage. Les enfants sont invités à venir déguisés en super-héros et les adultes à porter un haut blanc ou jaune.

Le but de cet événement est d’organiser une journée festive et porteuse de messages. « La protection de l’enfance doit devenir un devoir citoyen. On aimerait éveiller les consciences sur la maltraitance des enfants qui est journalière », affirme Anne-Cécile Collet, présidente de l’association et elle-même victime d’abus durant son enfance.

Né d’un engagement étudiant de personnes en psycho et en droit, en mars 2023, l’association compte une aujourd’hui une vingtaine de bénévoles. Les Petits Invincibles lutte au quotidien pour protéger les enfants et les adolescents de toutes les formes de maltraitance qu’elles soient psychologiques, physiques ou sexuelles.

Chaque année, environ 160 000 enfants sont agressés sexuellement, souvent par un membre de leur famille, selon le rapport de la Ciivise, c’est un enfant sur dix. Par ailleurs, un enfant meurt tous les cinq jours dans son environnement familial sous l’effet de ces violences sexuelles.

Pour une meilleure prise en charge des enfants abusés

Anne-Cécile Collet a vraiment à cœur de parler de ce sujet encore trop tabou pour « aller plus loin ». Elle milite pour la formation au recueil de la parole de l’enfant et à la détection des signes de maltraitance des professeurs dans les écoles ou encore les clubs de sport.

Elle utilise sa voix pour appeler aussi à une meilleure prise en charge de l’enfant abusé dans son parcours de soin. « Un enfant doit être pris en charge très rapidement et pourtant, il n’est pas assez suivi, il y a des listes d’attente trop longues, il passe de professionnels en professionnels, et ça ce n’est pas possible. On ne pas dire à un enfant de parler et puis le laisser dans la nature », déplore-t-elle.

Elle dénonce aussi un véritable « problème de justice » évoquant le fait que plus de 73% des affaires d’agressions sexuelles sur mineurs orientées vers la justice sont classées sans suite, selon un rapport sénatorial de 2018. « La parole de l’enfant n’est pas prise au sérieux », regrette la présidente des Petits Invincibles.

L’association aide alors à la prise en charge de séances de psycho-trauma pour les enfants victimes en s’engageant à assumer les frais du suivi « parce que souvent les parents n’ont pas de ressources et que ce n’est pas forcément pris en charge ».

En plus des professionnels de santé partenaires, l’association a accès à un réseau d‘avocats qui offrent des conseils juridiques et s’engagent à suivre le parent protecteur dans ses démarches qui constituent « un parcours du combattant ».

Pour en savoir plus sur l’association, devenir adhérent, parrainer un enfant ou s’inscrire à la manifestation du dimanche 19 novembre, rendez sur ce site.


Auteur/autrice Eloïse Esmingeaud Journaliste pour Nice Premium depuis mars 2023


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